Personnes à la rue

(article d’après le compte rendu de la réunion du 5 octobre du collectif « pour que personne ne dorme à la rue »)

Dans notre département, actuellement, plus de 200 personnes sont laissées dans des conditions d’extrême vulnérabilité : comment l’accepter ?(N.B. le Code pénal français prévoit (Article 521-1) que l’abandon à la rue d’un animal domestique est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende !!)
Nous sommes régulièrement sollicités, notamment par des travailleurs sociaux ou des établissements scolaires, mais ne pouvons que répondre ne pas être un « 115 de bénévoles » même si nous contribuons ponctuellement à des mises à l’abri en hôtel quand des enfants, souvent très jeunes, sont en très grande vulnérabilité.
La Préfecture n’a rien annoncé à ce jour concernant des ouvertures de places d’hébergement d’urgence pour la période hivernale qui arrive.


Suite à des appels récents d’enseignants, nous avons transmis ce 9/10 un courriel à l’Inspecteur d’Académie de la Loire :  « Monsieur l’Inspecteur, nos associations regroupées dans le Collectif départemental « Pour que personne ne dorme à la rue » sont régulièrement sollicitées par des personnels enseignants et des parents d’élèves d’établissements scolaires de la Loire pour des situations de familles avec des enfants scolarisés qui se retrouvent sans hébergement malgré des appels au 115 qui ne propose pas de solution de mise à l’abri. Les membres de ces communautés éducatives sont désespérés par ces situations et nous ne pouvons, de notre côté, suppléer dans l’urgence à toutes ces carences de l’Etat qui ne donne pas des moyens adaptés aux services du 115. Dans la Loire, ce sont déjà 150 à 200 familles avec enfants scolarisés et 60 à 70 jeunes isolés, également scolarisés, dont l’hébergement est assuré par la solidarité citoyenne. Face à ces situations humainement et légalement inacceptables, nous pensons indispensable (encore plus avant la période hivernale qui va s’ouvrir) de ne pas laisser les communautés éducatives concernées sans procédure et moyens pour y faire face. Aussi, nous vous demandons de prendre en compte ces réalités et souhaitons connaître les réponses que vous envisagez d’y apporter. Restant à votre disposition, bien respectueusement. »   La D.D.E.T.S. , chargée de l’hébergement d’urgence, a été mise en copie de ce courriel. Pas de réponse ni contact à ce jour … 
Le collectif poursuit sa recherche de lieu(x) citoyen(s) de mise à l’abri où pourraient être orientés d’urgence les personnes qui se retrouvent à la rue. N’hésitons pas à faire fonctionner nos réseaux.
(article d’après le compte rendu de la réunion du 5 octobre du collectif « pour que personne ne dorme à la rue ») https://www.personnealarue42collectif-loire.com/un-toit-c-est-tout

Ce contenu a été publié dans Solidarité-Manifestations. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.